PYGARGUE A TÊTE BLANCHE

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Crédit photos : © Alain Thomas

Chez les adultes qui ont atteint l'âge de 5 à 6 ans, il n'y a pas de dimorphisme et les sexes ont un plumage résolument identique. Comme le nom l'indique bien, la tête est entièrement blanche. La nuque, le menton, les couvertures supérieures, le dessous des ailes et la queue sont également blancs, mais avec une légère nuance crème ou chamois clair. Le reste du plumage est majoritairement brun foncé, variant du brun-noir sur les parties supérieures et sur les rémiges au sépia sombre sur les parties inférieures. Le dessus est généralement plus noirâtre alors que le dessous présente une coloration plus roussâtre ou plus brunâtre. Les plumes des scapulaires, des sous-alaires, de la poitrine et de l'abdomen portent des liserés blanchâtres ou marron pâle. L'iris est jaune pâle, la peau nue orbitale, la cire, le bec et les tarses affichent une couleur jaune-cadmium. Les serres sont noires.

Habitat : compte-tenu de ses exigences alimentaires, le pygargue à tête blanche occupe un habitat assez facilement définissable : il s'agit, la plupart du temps, d'un endroit susceptible de fournir des poissons d'assez belle taille, pas trop éloigné du site de nidification et bénéficiant d'un calme relatif pendant la reproduction. Dans ces conditions, on le trouve généralement à proximité du littoral, sur les berges des rivières, les rives des lacs ou le bord des océans. Le pygargue à tête blanche marque une préférence pour les étendues d'eau dont la circonférence est supérieure à 11 km et pour les lacs dont la superficie dépasse les 10 kilomètres carrés. Cet oiseau a besoin pour se percher et pour nicher de vieux arbres ou de vieilles parcelles de conifères parvenus à maturité. Les arbres sélectionnés doivent permettre d'obtenir une bonne visibilité et forment une structure ouverte, mais la taille n'est pas un critère essentiel aussi important que la proximité de l'eau. Le pygargue à tête blanche est très sensible aux perturbations provoquées par la présence humaine, aussi reste-t-il assez éloigné des zones d'activité et de peuplement, en moyenne entre 1 et 2 kilomètres de distance de toute source de dérangement.

Source : http://www.oiseaux.net